Ne cherchons pas de signes là où il n'y en a pas.

Mais quand ils sont là et, mieux encore,

quand ils vont tous dans le même sens,

gardons-nous de les négliger.

Si ces signes apparaissent avec tant d'évidence

dans l'oeuvre de Goudji,

ils sont présents aussi dans sa vie.

Tout s'y déroule comme dans une légende ...

 

Félicien Marceau
de l'Académie française

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Goudji est né en Géorgie en 1941. Il étudie à l'Académie des Beaux-Arts de Tbilissi, en section sculpture, de 1958 à 1962.

 

Parmi des professeurs de grand talent, Choukhaeiev, peintre russe de l'Ecole de Paris dans la France des années vingt-trente, lui enseigne le dessin. En 1964, Goudji s'établit à Moscou. Il y devient le plus jeune membre jamais admis de l'Union des Artistes de l'URSS à l'âge de 23 ans.

En 1969, il épouse Katherine, fille du metteur en scène et directeur du Théâtre de l'Atelier à Paris et petite nièce de Léon Bakst, décorateur des Ballets russes. Dès lors, les autorités lui refusent tout travail. Après cinq années de démarches incessantes et l'intervention personnelle du Président de la République Georges Pompidou, il parvient à quitter, pour la première fois de sa vie et à jamais, l'URSS en 1974. Il s'installe à Paris où il peut enfin réaliser son oeuvre.
" Je suis né à Paris, à l'âge de 33 ans ! ".

   

C'est à Montmartre que notre sculpteur s'attaque aux métaux précieux - formellement interdits dans son pays d'origine - selon une technique très personnelle qu'il s'invente au fil des ans. Il forge ses outils lui-même au fur et à mesure de ses besoins et donne forme à ses créations " au marteau, à partir d'une simple feuille de métal ". Car par la volonté farouche de Goudji, chacune de ses créations doit être unique, non reproduisible , et doit sortir de ses propres mains.
" Qu'importe la technique, seule la créativité compte "

 

Dans sa préface consacrée à Goudji, François Mathey, conservateur en chef du Musée des Arts Décoratifs de Paris, cite l'Abbé Suger de Saint Denis : " Opus superabat materiam "
J. M. Lhôte dira : dans ses " Ecrits ", François Mathey ose parler de la beauté seulement à deux ou trois reprises ; c'est le cas de Goudji : " On n'osait plus y croire : le goût du beau aurait'il encore un sens ? "

  

En 1978, Goudji est naturalisé français.
En 1986, Goudji, artiste français, est nommé Chevalier dans l'Ordre des Arts et des Lettres.
En 1996, les 25 objets liturgiques qu'il a créés,tout en offrant son travail, pour le nouveau sanctuaire de la Cathédrale de Chartres sont inscrits à l'Inventaire du Patrimoine, fait insigne du vivant d'un artiste.
En 1996, Goudji est promu Officier des Arts et des Lettres.
En 1998, Goudji est nommé "Maître d'Art"