'Il était une fois ... un couvert d'argent'
Au XVIIe siècle, la pointe du couteau s'arrondira afin que les usagers
cessent de se curer les dents à table ou ne l'utilisent plus pour régler leurs
différends au cours des repas !
La fourchette dans son usage le plus précoce- vers la fin du XIIIe siècle- était
un instrument à deux dents qui servait à piquer les viandes de l'hochepot, à les
poser dans l'écuelle, et non pas à les porter à la bouche.
Il semble que l'utilisation de la fourchette telle que nous la connaissons
actuellement viendrait de l'utilisation précieuse qu'en faisaient les
courtisanes à la Renaissance en Italie. Celles-ci parées de fraises - vastes
cols plissés- portaient sucreries , pâtes de fruits ou poires à leur bouche afin
de ne pas souiller habits ou mains.
Cette fourchette, signe d'affectation, devint source de satire à la cour d'Henri
III.
A deux fourches au départ, elle se compose de trois, puis de quatre pointes à la
fin du XVIIe siècle.
De telle manière que Louis XIV interdit au précepteur de ses enfants de leur
apprendre à manger avec une fourchette, l'usage de celle-ci ayant encore une
connotation négative. (Manque d'hygiène et utilisation par des personnes aux
mœurs légères ou affectées).
La cuiller sert depuis l'aube des temps à porter des aliments liquides à la
bouche.
Imaginons la difficulté d'utilisation de cet appendice par nos aïeux lointains,
heureusement sa forme s'est creusée et effilée, l'usage en deviendra plus aisé
et adroit.
Chacun possédait un couvert plus ou moins ornementé selon son rang, sa
culture ou son état de fortune. Les jeunes époux se feront offrir chacun un
couvert.
Au fil du temps, s'établira la coutume où l'hôte fournira lui-même le couvert à
chaque convive et ensuite prévoira un ensemble de couverts (une série de six ,
plus tard par douze)
Mes plus vifs remerciements aux amis qui ont collaboré afin d'illustrer cet
article.
Leur aide nous a été très précieuse.